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February 12

DU CIEL ET DE LA TERRE

Avis aux lecteurs

Pour des raisons de réorganisation informatique, dorénavant les nouveaux articles seront publiés sur mon nouveau site :

Astroport Le chant du pain


Je serai honoré de vous y retrouver.

jjb@lechantdupain.com



February 11

Première découverte d’un triple quasar

Le congrés astronomique américain de janvier 2007 à Seattle à été l'occasion de multiples communications scientifiques. Je reviens sur celle présentée par S. George Djorgovski, professeur au Caltech et directeur de l'équipe scientifique qui a permis pour la première fois la découverte d'un triple quasar situé à 10,5 milliards d'années lumière de nous.


Les quasars sont des objets bien étranges dans le bestiaire astronomique. On sait maintenant qu'ils sont de puissantes sources électromagnétiques, qui émettent aussi dans le visible et dans les fréquences radio, correspondant à l'activité de trous noirs supermassifs situés au coeur des galaxies. Par exemple, un quasar émet autant de lumière qu'une galaxie contenant cent milliards d'étoiles d'une zone d'espace équivalente à celle occupée par notre système solaire.


Dans les dernières années plus de 100 000 quasars ont été répertoriés dont quelques douzaines de quasars doubles. C'est la première fois qu'un triplet de quasars est mis en évidence. L'histoire commence en 1989 par la découverte du quasar LBQS 1429-008 par l'équipe du Dr. Paul Hewett  du  Cambridge’s Institute of Astronomy. Cette même équipe découvrira rapidement un deuxième quasar à proximité. Des mesures prises à l'aide du téléscope Keck de 10 m à Hawaï (et corroborées par le VLT de l'ESO au Chili) apportent la preuve que ce deuxième quasar n'est pas une aberration due à un effet de lentille gravitationnel. Il est de plus accompagné d'un troisième compagnon !


Selon Djorgowski, cette découverte est le témoin de la forte interactivité entre les galaxies qui a atteint son paroxisme à cette époque reculée de l'histoire de l'univers, il y a environ dix milliards d'années.


triple quasar  Crédit Caltech EPFL

plan très large


Source W. M. Keck Observatory

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February 10

Planck en phase d'intégration

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 Plan large Crédit ESA

 

 Le premier février dernier, était présenté à la presse l'intégration des différents éléments du futur satellite Planck, à Cannes dans les locaux d'Alcatel Alenia.
 


 Planck est un satellite de troisième génération consacré à l'étude du rayonnement fossile de l'univers. Très décalé dans le spectre puisque remontant à la période critique où l'univers était âgé de 300 000 seulement, ce rayonnement ne peut-être étudié que dans la gamme des fréquences micro-ondes.
 


 Planck sera 30 fois plus sensible que son prédécesseur WMAP et 1000 fois que COBE qui le premier a permis de mettre en évidence les légères anisotropies du rayonnement fossile de l'univers, autrement dit la toute première manifestation de la fluctuation de la masse de l'univers, l'ébauche des premières galaxies. Cette découverte a valu le prix nobel de physique 2006 à George F.Smoot et John C. Mather .
 


 Sur la photo suivante George F. Smoot qui est venu spécialement pour la présentation de Planck, pose devant les miroirs du satellite.

 

 

Plan large Crédit ESA, S. Corvaja

 

L'envol de Planck est prévu pour l'été 2008 à bord d'une fusée Ariane 5. Il aura pour compagnon de voyage le satellite spatial infrarouge Herschel qui, avec son miroir de 3,5 m de diamètre, deviendra le télescope doté du plus grand miroir jamais envoyé dans l'espace.
 


 Montée, la base du satellite tient dans un cube de 4 m de côté. Planck ira ensuite passer une longue série de tests en particulier de cryogénisation au centre spatial de Liège en Belgique. En effet si le caisson de service fonctionne avec un chauffage l'abritant à une température de 20° Celsius, tout l'équipement de détection doit lui être proche du zéro degré absolu (O kevin = - 273,15° Celsius)

 

 

 Plan large Crédits : ESA - S. Corvaja

 

 Une fois lancé, Planck ira rejoindre le point de Lagrange L2 (stable par rapport à la Terre) à une distance de 1,5 millions de km de notre sol. Il pourra alors entamer son programme d'observation du rayonnement micro-ondes sans être dérangé par les rayonnements parasites de notre Terre, de la Lune et du Soleil.
 


 Sources
 


 Observatoire de Paris
 


 ESA
 
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Trace dans la nuit.

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Ce trait lumineux est en réalité l'anneau F de Saturne dont la partie supérieure est obscurcie par la pénombre de Saturne. Ce cliché, à exposition longue, les étoiles en arrière-plan apparaîssent comme de légères traînées, a été pris le 03 janvier 2007 par la sonde Cassini à une distance de 1,4 millions de km de Saturne. La résolution est de 8 km par pixel.
 


 Trace dans la nuit que j'ai trouvé fort appropriée pour illuminer la votre.

 

 

Plan large crédit NASA JPL Space Science Institute

 Source  Cassini site

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February 08

Nébuleuse de l'Aigle (M 16) suite

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La nébuleuse de l'Aigle M 16 est l'un des spectacles incontournables du ciel des astronomes. Située à environ 7000 années lumière de nous dans la constellation du Serpent, ses « piliers de la création » (voir note du 29/01/2006) ont été rendus célébres par les clichés réalisés par le télescope spatial en 1995 et 2004.


 C'est d'ailleurs le souvenir de la vision du cliché de 1995 qu'a évoqué un doctorant de l'Institut Astrophysique Spatiale (France), Nicolas Flagey, en présentant une étude consacrée à la nébuleuse lors du congrès astronomique américain de Seattle en janvier 2007 et en se souvenant que cette vision émerveillée l'avait encouragé à entreprendre ses études d'astrophysiques une dizaine d'années auparavant .

 

 

 Crédit : NASA/JPL-Caltech/N. Flagey (IAS/SSC) & A. Noriega-Crespo (SSC/Caltech)

 

Plan large 2400 x 3000 4,1 MB

 

 Sur ce premier cliché, les piliers sont mis en évidence dans les encadrés.
 


 La nouvelle étude de la Nébuleuse de l'Aigle a été menée cette fois-ci en infrarouge à l'aide du télescope spatial Spitzer.
 


 Le Dr. Alberto Noriega-Crespo, astronome opérateur de Spitzer, rappelle que jusqu'à présent, les piliers, qui sont des nuages denses de gaz et de poussières, avaient été considérés comme façonnés par le souffle des jeunes étoiles avoisinantes, les reliquats du nuage primordial, berceau de la nébuleuse de l'Aigle.
 


 La vision infrarouge permet de sonder les poussières selon leurs températures et de dévoiler ce qu'elles cachent. La sensibilité de Spitzer a permis d'identifier les poussières qui apparaîssent en rouge sur le cliché. Elles sont chauffées par l'onde du choc d'une supernova datant de 8000 à 9000 ans. En tenant compte de l'éloignement de M 16, elle a du être visible dans notre ciel il y a 1000 ou 2000 ans. Si les piliers sont bien le reliquat du souffle des jeunes étoiles avoisinantes, nous assistons en direct à leur sculpture par l'onde de choc de la supernova. Ce qui explique mieux leurs formes étranges.
 


 Nous pouvons donc examiner ici, en temps réél, le processus de formation des étoiles. Un nuage froid de gaz et de poussière pour se contracter doit subir une onde de choc générée le plus souvent par l'explosion d'une supernova voisine. Sous nos yeux sont détectées deux générations de jeunes étoiles. Il est fort possible que le souffle de la supernova vient de déclencher au coeur des piliers le processus de création d'une troisième génération d'étoiles.
 


 Pour le plaisir voici le plan général de la nébuleuse de l'Aigle enregistré par Spitzer.

 

 

Crédit: NASA/JPL-Caltech/N. Flagey (IAS/SSC) & A. Noriega-Crespo (SSC/Caltech)

 

Plan large 2400 x 3000   5,7 MB

 

 sources :
 


 Spitzer site
 


 Institut d'Astrophysique Spatiale


 
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